Pourquoi je parraine un enfant du Mékong ?

Aujourd’hui, j’ai adressé ma demande de parrainage d’une petite fille cambodgienne à l’association Les Enfants du Mékong. Je m’engage par un soutien financier à aider un enfant, en couvrant les dépenses liées à sa scolarité (inscription, uniforme, fournitures scolaires, transport, etc.) et ponctuellement sa famille (achat de riz, aide médicale…). Voici quelques bonnes raisons qui m’ont poussé à concrétiser cette idée, qui m’était venue lors de mon dernier voyage au Cambodge.

Tout d’abord, sur presque 13 millions d’habitants, le taux d’analphabétisme au Cambodge dépasse les 32% selon l’UNESCO dans un pays ravagé par plusieurs décennies de guerre. Le système éducatif cambodgien souffre d’un manque d’efficacité accrue : plus de la moitié des enfants sont exclus de l’école avant d’avoir atteint un niveau d’alphabétisation suffisant pour espérer conserver ce niveau dans la vie. De plus, les infrastructures sont mauvaises (15 000 salles de classe à rénover, 10 000 à construire) et les familles ont de plus en plus de mal à financer la scolarisation de leurs enfants. D’autre part la disparité homme / femme est énorme dans une société dominée par les hommes même si elles tiennent un rôle essentiel dans l’économie du pays au travers du micro-commerce. Dans les autres pays d’Asie du Sud-Est les chiffres sont aussi impressionnants : 420 000 enfants ne sont jamais allés à l’école en Thaïlande, 490 000 en Birmanie, 650 000 aux Philippines, 1 000 000 au Vietnam. Ce sont donc les premières proies de l’extrême pauvreté, de la faim et de la maladie.

D’autre part, durant ce récent voyage, j’ai pris connaissance de l’association Les Enfants du Mékong qui m’a séduit par son action sérieuse et son dévouement. Depuis 1958, Enfants du Mékong aide l’enfance du Sud-Est asiatique, avec plus de 22.000 enfants parrainés et 60.000 enfants soutenus. Son action s’étend à 580 programmes de parrainage d’enfants, une centaine de programmes de développement durable, l’envoi de 50 volontaires de solidarité internationale et des interventions dans 7 pays : Vietnam, Thaïlande, Laos, Philippines, Cambodge, Birmanie et Chine.

Afin de s’adapter à chaque situation, Enfants du Mékong propose 3 types de parrainage :

– Le parrainage scolaire pour les enfants en âge d’aller à l’école
– Le parrainage étudiant, d’un montant plus élevé car les frais sont plus importants
– Le parrainage collectif : soutien d’une école, d’un foyer, d’un groupe d’enfants dans un village…

Enfin, les modalités du parrainage m’ont séduit car Les Enfants Du Mékong conçoit le parrainage comme une relation personnelle et durable entre un enfant et son parrain. Ainsi, l’échange de courriers et la réception de lettres d’information me permettra de suivre l’évolution de ma filleule en Asie au fil des années ; voire même de la rencontrer.

En ce début d’année 2012 qui s’entame sur fond de crise économique, n’oublions pas qui sont les premières victimes du quotidien. Vous aussi, vous pouvez devenir parrain, ou effectuer un don ponctuel.

2 commentaires sur “Pourquoi je parraine un enfant du Mékong ?

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